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Mathilde Merle Saltel, nouvelle kiné du Tango Bourges Basket

A partir de la saison prochaine, et suite au départ en retraite de Noëlle Matichard, Mathilde Merle-Saltel officiera en tant que kiné du Tango Bourges Basket. Découvrez celle qui s’occupera à plein temps des Tango dans cette interview exclusive.

Bonjour Mathilde, peux-tu te présenter ?

Bonjour ! Je m’appelle Mathilde, j’ai 25 ans, je viens de Lozère et je suis kiné du sport. Une fois mon bac en poche, j’ai voulu partir loin de la Lozère pour rencontrer de nouvelles personnes et j’ai eu la chance d’être tirée au sort en Belgique pour démarrer mes études de kiné là-bas. Donc j’ai commencé dès que j’ai eu 18 ans, j’ai fait mes 4 ans là-bas et puis j’ai obtenu mon master en kiné.

Arrivée à la fin des études, j’ai eu 2 propositions dans le sport, une en Belgique dans le rugby en semi-professionnel et une proposition en Lozère en professionnel. Comme je venais de Lozère, le choix s’est très vite fait et j’ai choisi d’intégrer le Mende Volley Lozère qui évolue en 2e division dès 2018, en temps partiel. En parallèle j’ai fait ma spécialisation en tant que kiné du sport et quand j’ai fini, je me suis rendu compte que j’avais encore des petits manques à combler, donc j’ai fait une formation de préparation physique, que j’ai fini en 2020.

Parallèlement, je travaillais à temps plein dans un centre de rééducation en post opératoire principalement.

 

Quel est ton rapport au sport ?

Je fais du sport depuis toute petite, j’ai vraiment fait de tout. C’est pour ça que quand j’ai découvert le métier de kiné, je voulais absolument faire kiné du sport. Je n’ai jamais été dans le sport de haut niveau moi-même mais ça a toujours été un milieu que je voulais intégrer.

 

Qu’est-ce que tu aimes tant dans le sport ?

Ce que j’aime le plus ce sont les valeurs, le fait de se donner soi-même ou en équipe à 100% et toujours se surpasser. Dans le sport, tout le monde s’entraide et je trouve ça vraiment super, on est tous là pour le même but.

 

Tu connais le Basket ?

Je « connais » le basket par rapport aux règles que j’ai apprises au lycée après je n’en ai jamais vraiment fait autre part. Mais depuis quelques mois, je suis les matchs du Tango Bourges Basket avec attention donc je connais mieux.

 

Tu as pu être kiné au Tango Bourges Basket quelques jours à un moment un peu phare de la saison, comment ça s’est passé ?

Quand je suis arrivée on m’a fait visiter le Prado et j’ai été impressionnée par la structure, et le professionnalisme des joueuses et du staff. J’étais là pour le Final 4 et j’ai été très bien intégrée dans l’équipe avec Noelle et le staff, je me suis vraiment sentie moi-même et c’est peut-être aussi ça qui a fait la différence. Tout le monde a été super accueillant !

 

Les premiers jours avec les joueuses ont donc été déterminants…

Tout à fait ! J’ai un caractère très sociable de base, donc même si je parle peut-être moins que Noelle, je parle quand même beaucoup (rires) ! Donc oui ça s’est très vite fait et finalement on a beaucoup échangé et on se rejoignait sur pas mal de choses, il y a des joueuses qui ont des pieds à terre en Lozère, des gens qu’on connait en commun etc… Et puis tout le monde a été très bienveillant. J’ai pu échanger par exemple avec Elodie qui a des attentes, une belle expérience, et qui pouvait me dire avec précision « ce strap là moi je le préfère comme ça », mais toujours avec de la patience et de la bienveillance.

 

Tu passes après une figure historique du club ? Ça fait quelque chose ?

On peut clairement parler de pression ! Noelle en plus de son professionnalisme, elle a un lien avec les joueuses qui est juste extraordinaire. J’ai pu le voir au Final 4, il y a beaucoup de joueuses des autres clubs qui sont venues la saluer et lui dire merci. Et là je me suis dit, « Ouah là il y a vraiment quelqu’un qui pose sa blouse et qui s’en va ».

Donc oui, il y a quand même une pression parce que 14 ans au club ce n’est pas rien. Il y a beaucoup de mécanismes, de choses qui se sont mis en place avec elle et c’est vrai que je ne suis pas elle, donc ça va être un gros défi mais c’est ça qui est chouette aussi !

Mathilde Merle-Saltel avec Noëlle Matichard

 

Avez-vous pu échanger après la saison ?

Oui on s’est vus il y a 15 jours et on a parlé pendant 2/3 heures, elle m’a passé des documents, m’a présenté pleins de choses qu’elle faisait, des petites astuces aussi et c’était vraiment sympa. Et je sais que même quand j’aurai démarré si j’ai besoin je pourrais l’appeler sans aucun problème. Et puis de toute manière elle m’appellera avant même que je l’appelle (rires).

 

Elle a apporté sa patte, tu apporteras surement la tienne, tu as déjà des projets ? des objectifs ?

J’ai l’objectif d’avoir autant de médailles que Noelle déjà, 16 à son palmarès c’est quand même quelque chose (rires). Plus sérieusement, j’ai envie d’apporter un peu de nouveauté, de fraicheur. Etant forcément plus jeune que Noëlle et plus à l’aise avec certains outils, je souhaite vraiment renforcer la communication avec le staff, et notamment avec le préparateur physique. Parce que pour moi nos deux rôles sont vraiment indissociables. Le but sera de voir ce que l’on peut mettre en place au niveau de certains protocoles de récupération car nous avons de magnifiques structures permettant la récupération au Prado et à Orthocentre Sport.

Et puis surtout pour la première année, trouver ma place au sein du staff, de l’équipe et du club !

 

On sent que tu as envie !

C’est clair ! Être dans un si grand club c’est clairement un objectif de carrière et je pense qu’à 25 ans c’est beau de réaliser ce rêve du plus haut niveau. Je n’aurai jamais pensé l’atteindre à mon âge et même peut être plus tard. C’est vrai que je suis très excitée, ça va être un tout nouveau défi. Il y a beaucoup de pression, mais je me suis toujours donnée à fond dans tout ce que je faisais, donc je pense qu’on va faire des belles choses.

 

Un petit mot pour les supporters ?

Déjà quand je suis arrivé pour la demi-finale de Final 4 et qu’il y avait tous les supporters dehors, j’avais des papillons dans le ventre, j’étais toute stressée. En plus c’est moi qui conduisais le minibus, donc encore plus de stress ! Les supporters ont l’air géniaux, je suis impatiente de les rencontrer parce que je pense qu’un Prado vide ça n’a vraiment rien à voir avec la salle pleine. J’ai vraiment hâte de voir leur accueil et je suis sûr que ça va être top !